jump to navigation

le shôgun et l’anglais mars 31, 2008

Posted by Sylvain A. in Histoire.
add a comment

Le Japon, pays du soleil levant, où d’audacieux missionnaires mènent un autre combat. La rencontre du shôgun et d’un navigateur anglais, va marquer un tournant dans l’histoire du Japon.

Avril 1600; après deux années de voyage et de terribles épreuves, le pilote anglais William Adams, pense avoir fait naufrage au paradis. Adams est profondément impressionné par la culture raffinée et mystérieuse de cet empire inconnu. Mais l’émerveillement fait bientôt place à la terreur.

Qui le retient prisonnier, et pourquoi ?

Pris dans un terrible typhon, son navire hollandais s’est échoué sur une côte de l’archipel japonais. Seuls quelques membres de équipage ont survécu au naufrage. Les dix neuf canons et les centaines de mousquets retrouvés à bord du navire, suscitent la méfiance des japonais. Les étrangers avaient-ils l’intention d’attaquer le Japon ? Auteur de nombreux best-sellers, Jays Milton connaît bien William Adams. Pendant des années, l’écrivain a exploré les archives anglaises et étrangères, à la recherche d’informations sur cet aventurier, dont il a finalement rédigé une biographie.

  • Dès le début, le périple de William Adams s’est entouré du plus grand mystère. Personne ne connaît sa destination exacte. Ni quelle route il compte emprunter. Les commanditaires de l’expédition ; deux banquiers  de Rotterdam, assurent qu’Adams se rend dans les Indes orientales, pour ramener des épices. Mais, une toute autre rumeur court dans la ville. On dit que si le Leaveday – le navire d’Adams – est si lourdement armé, c’est parce que sa  flotte, a l’intention de mettre la côte espagnole de l’Amérique du sud à feu et sang ; à l’instar de Francise Drak, quelques années auparavant. Mais, il est également probable qu’un homme comme Guy Mallouse, ait déjà en tête le japon. Une île fabuleuse, qu’on dit débordante de richesse. Qu’il veuille prendre la mer, dans l’espoir de faire rapidement fortune.

Les marchants portugais et missionnaires jésuites, sont arrivés au Japon cinquante ans avant William Adams. Lorsque le navigateur anglais débarque dans l’archipel, les portugais jouissent déjà d’un pouvoir et d’une influence considérable. Ils ont en effet, la main mise sur les échanges commerciaux, très lucratifs, entre le Japon et la Chine. L’arrivée de l’anglais et des protestants hollandais, déclanche un vent de panique, dans les rangs des catholiques, qui redoutent de perdre leur monopole commercial. La guerre des religions qui sévit en Europe, va–t–elle s’étendre au Japon ?

Le fieffe des missionnaires portugais au Japon, se trouve à Bunko. Et Adams aura la malchance de s’échouer précisément sur cette côte.

Depuis le milieu du seizième siècle, au péril de leur vie, les jésuites s’efforcent de détourner les moines japonais de leurs rites païens. Sur l’île de Kyushu, dans le sud, ils parviennent à convertir deux souverains. Des princes, qui avec les portugais, se partagent l’important commerce de la soie et de l’argent, avec la chine. Suivis de leurs sujets, les deux souverains se convertissent donc au christianisme. Le plus célèbre d’entre eux, est le puissant roi de Bunko. En remerciement, le souverain reçoit le tout premier canon portugais, importé au Japon ; un avantage décisif dans sa lutte pour le pouvoir.

C’est justement à cause des canons embarqués dans son navire, que William Adams est arrêté. Il est emmené à la forteresse d’Osaka, où il va devoir justifier la présence d’armes lourdes, à bord du vaisseau hollandais. Quel sort lui réserve t-on, dans cette forteresse imprenable ?

Le château grouille de trompes sur le pied de guerre. A l’intérieur comme à l’extérieur, la forteresse et sévèrement gardée. William Adams, est finalement conduit devant Tokugawa Ieyasu. Un souverain qui a sous ses ordres des centaines de milliers de samurais. Un homme, qui d’un coup d’éventail peut rayer de la carte des villages entiers. Ici la soumission au souverain est totale. Pour Adams, la partie s’annonce difficile. Car les jésuites, ont exigé de Ieyasu, l’exécution immédiate de l’anglais.

Pourquoi est-il venu ?

L’aventurier joue son va tout. Il accuse les portugais et les espagnoles, de livrer une guerre de religion injuste, à la hollande et à l’Angleterre. Et de couler leurs navires de commerce, pourtant pacifiques. Adams affirme, que c’est pour cette raison, qu’il n’a pas pu emprunter les voies maritimes habituelles. Qu’il a été contraint de contourner l’Amérique du Sud, en passant par le détroit de Magellan. Un détour, qui l’a obligé à traverser deux océans, et lui a coûter deux ans d’atroces privations. Le missionnaire accuse Adams de mensonge, et exige une nouvelle fois son exécution immédiate.

Qui Ieyasu doit-il croire ? Jamais encore auparavant, il n’avait entendu parlé de guerre de religions en Europe. Ieyasu se laisse le temps de la réflexion. Et c’est en prison qu’Adams attend la décision du souverain.

Ieyasu est un fin stratège, dont la plus grande force est justement de savoir attendre. Pour prendre le pouvoir, il a attendu sa chance pendant plusieurs décennies. 

Lorsque le Japon menace de sombrer dans le chaos, il combat en tant que général, au côté du terrible Dobunaga-uda. Son protecteur s’empare des provinces Japonaises, les unes après les autres. Mais avant d’avoir pu conquérir tout le Japon, il est trahi ; par l’un de ses généraux et tué. A la mort de Nobunaga, Ieyasu a l’opportunité de s’emparer du pouvoir. Mais, il décide d’attendre. C’est son rival, le grand Toyotomi Hideyoshi qui prend le commandement. Mais lui aussi il meurt avant d’avoir pu unifier le pays. Ces deux grands héros, reposent dans le cimetière le plus célèbre du Japon ; le sanctuaire de Koya-san. L’un a réuni les seigneurs féodaux sous son autorité. L’autre a désarmé la population rurale, pacifiant ainsi le pays.

Pour Ieyasu, l’heure de la victoire a sonné.

Il va enfin pouvoir atteindre son objectif, unifier le Japon, sous son pouvoir absolu. Les longues années de guerre civile, ont fait des Samurais la caste la plus puissante de l’empire. La voie du guerrier est de combattre ! Et les Samurais attendent impatiemment de nouvelles missions.

Dans le Japon moderne, l’ancestrale tradition des Samurais, est toujours bien vivace. Aujourd’hui se sont des hommes d’affaires, et les politiciens qui s’exercent au combat au sabre. Une discipline, qui leur permet de s’entraîner à prendre des décisions rapides. A réagir de façon claire, et a s’adapter aux rythmes internes et externes, de leurs adversaires. Ne faire qu’un avec le sabre, tel est leur objectif. Autrefois, l’arc était réservé aux familles de Samurais les plus nobles. De nos jours, près de cent mille japonais, pratiquent le tir à l’arc. Certains, au sein même de leur entreprise, pendant la pose déjeuné.

Cette discipline, requière une concentration, visant à purifier l’esprit. La flèche au cœur de la cible, reflète l’état intérieur de l’archer, au moment ou il lâche son tir. C’est à ce moment là, qu’il sait, s’il a ou non, atteint son objectif : le vide spirituel. Le tir à l’arc est l’affaire de l’esprit. Le plus important est de parvenir à se concentrer. L’autre point essentiel, c’est l’harmonie. Il ne faut penser à rien, et ne surtout pas se laisser obnubiler par la cible. Pour pratiquer le tir à l’arc dans les règles, il faut tirer, après avoir fait le vide à l’intérieur de soi. Et faire corps avec la cible.

Pour Adams, l’attente et l’incertitude, deviennent insupportables. En mer, il était habitué à prendre, lui-même son destin en main. Ici, sa vie dépend du bon vouloir, d’un souverain étranger. Seul dans sa cellule, il craint chaque jour que se ne soit le dernier.

(Lire la suite…)

Le potager du Moulin-neuf mars 24, 2008

Posted by Sylvain A. in Nature.
add a comment

Pour le plaisir des yeux, Annick et Philipe laissent chaque année fleurir quelques têtes d’artichauts. Un plaisir que partagent également tous les bourgeons des environs. Aux menu, nectar et pollen à volonté.  Mais pendant qu’Annick termine sa cueillette, quelque chose d’étrange se passe sous le pommier ; à 6 mètres de là.
En bout de branches, les jeunes feuilles sont rabougries, et repliées sur elles-mêmes. Philipe a sa petite idée, mais rien ne vaut l’observation directe. Idée confirmée. Le vieux pommier est malade d’une superbe colonie de pucerons roses.

Normalement, les grosses attaques de pucerons appartiennent au passé. Comment se fait-il que les assistants jardiniers naturel, ne soient pas intervenus en temps et heure ?

A nouvelle intuition nouvelle confirmation. Le pommier à pucerons tardifs, est également le lieu de villégiature d’une belle colonie de fourmis. Le nid est situé à quelques mètres du tronc, au cœur du talus.

Une joyeuse autoroute à double sens, relie le nid au vieux pommier. Au sommet du tronc, l’autoroute se divise en dizaine de branches et branchettes, menant à des A l’évidence, au contact des pucerons du pommier, les fourmis prédatrices ont opté pour le végétarisme.centaines de feuilles. Et pas n’importe quelles feuilles ; seulement celles qui abritent des pucerons. Mais les fourmis, pourtant réputées pour leur rapacité carnivore, sont avec les pucerons d’une délicatesse à tout épreuve.

C’est à celle qui fera le plus de manières avec ses antennes.

A l’évidence, au contact des pucerons du pommier, les fourmis prédatrices ont opté pour le végétarisme. Les suceurs de sève ne sont pas des proies, mais du bétail qu’il convient de traire, en leur tapotant l’abdomen à petits coups d’antennes, afin d’en extraire le miellat.

(Lire la suite…)

LEX & YACC – Part I mai 17, 2007

Posted by Sylvain A. in Informatique.
2 comments

Un des rêves de tout usager est de dialoguer sans problèmes avec l’ordinateur. Ce rêve est depuis possible grâce au couple des programmes LEX et YAC.

Si vous êtes un mordu de la programmation, alors LEX et YAC vous offrent d’énormes opportunités. En effet les compilateurs rendus célèbres par tant de programmeurs en sont issus : C, C++, pascal, PHP, etc.

Donc n’importe quelle langage, venant du fin fond de votre imagination, peut être compris par un ordinateur : De l’analyse d’un fichier de configuration à la création d’un interpréteur de commande, ou même d’un compilateur, ces deux programmes sont d’excellents alliés qui permettent d’implémenter des langages complexes et structurés. Ces deux programmes sont disponibles en environnement UNIX sous licence GNU/Linux et connus sous le nom LEX & BISON. Les itimes l’appellent aLex et Jeanne Y’ac.

Mais que font au juste ces deux programmes ?

A travers quelques exemples simples, nous allons voir à quoi ressemble LEX. Puis son interaction avec YACC, pour des réalisations plus ambitieuses; comme l’écriture d’un compilateur, ou la lecture et l’analyse d’un fichier de configuration.

  1. LEX

    Mon chèr aLEX.
    je t’écrit cette article en honneur à celui qui t’a crée. Tu es un programme qui sait lire un flux de données au clavier et qui sait reconnaitre toutes les langues du monde. Mais quel intelligence ! Si seulement tu pouvais m’apprendre à parler relax.

    Commençons par notre très cher ‘a’LEX. Ce programme, appelé aussi LEXER est un analyser lexical(*). Il prend un flux de caractères de l’entrée stardard, et lorsqu’il rencontre une suite de caractères qui correspond à un mot-clé défini, il exécute certaines actions. Facile non !

    1.1 Structure d’un programme LEX

    %{
    Prologue
    %} 
    Declaration  
    %%
    Grammaire
    %%
    Epilogue
     

    Le prologue limité par %{ et %}, contient les types de données et les variables globales utilisées et décrites par la grammaire de votre langage. On peut aussi utiliser les commandes du pré-processeur, des macros, ou encore les bibliothèques du langage C; les fameux ‘#include‘. 
    Le gestionnaire des erreurs de grammaire va dans cette partie. La Declatation contient le vocabulaire : C’est à dire les mots clés ou symboles de votre futur langage. La troisième partie, Grammaire, regroupe ses règles de construction. Enfin, la dernière partie, Epilogue, peut contenir des fonctions supplémentaires.
    C’est une sorte de bibliothèque de fonctions au sens simple.

    1.2 Un exemple simple.

    feuxdartifice.l
    %{
    #include <stdio.h>
    }%
    %%
    arret printf(« Feux en arret\n ») ;
    marche printf(« Feux en marche\n »);
    %%

    Un simple éditeur comme Bloc-note ou Emac suffit. Mais avant, il nous faut un vocabulaire (syntaxe) et une grammaire. Pour ce faire, les deux mots-clés ‘arret’ et ‘marche’ vont nous servir. Le programme lit les flux de caractères du clavier et lorsqu’il rencontre l’un des mots-clés de notre language, il affiche un message correspondant. Les mots ne correspondant pas sont affichés.
    Pour compiler le programme :

    $ lex feuxdartice.l
    $ cc lex.yy.c -o feuxdartifice -ll

    Pour exécuter le programme :

    $ feuxdartice

    IMPORTANT : Si vous utilisez flex au lieu de lex, changez ‘-ll‘ par ‘-lfl‘ pour la compilation. Ces options permettent d’appeler la librairie de Lex (liblex), qui contient la fonction main() absente du programme feuxdartifice. Le tableau suivant illustre son fonctionnement.

    Mot-clé   Affichage
    arret      Feux en arrêt
    marche     Feux en marche

  2. L’intégralité de l’article est téléchargeable : aLEX & YACC