Le potager du Moulin-neuf mars 24, 2008
Posted by Sylvain A. in Nature.add a comment
Pour le plaisir des yeux, Annick et Philipe laissent chaque année fleurir quelques têtes d’artichauts. Un plaisir que partagent également tous les bourgeons des environs. Aux menu, nectar et pollen à volonté. Mais pendant qu’Annick termine sa cueillette, quelque chose d’étrange se passe sous le pommier ; à 6 mètres de là.
En bout de branches, les jeunes feuilles sont rabougries, et repliées sur elles-mêmes. Philipe a sa petite idée, mais rien ne vaut l’observation directe. Idée confirmée. Le vieux pommier est malade d’une superbe colonie de pucerons roses.
Normalement, les grosses attaques de pucerons appartiennent au passé. Comment se fait-il que les assistants jardiniers naturel, ne soient pas intervenus en temps et heure ?
A nouvelle intuition nouvelle confirmation. Le pommier à pucerons tardifs, est également le lieu de villégiature d’une belle colonie de fourmis. Le nid est situé à quelques mètres du tronc, au cœur du talus.
Une joyeuse autoroute à double sens, relie le nid au vieux pommier. Au sommet du tronc, l’autoroute se divise en dizaine de branches et branchettes, menant à des A l’évidence, au contact des pucerons du pommier, les fourmis prédatrices ont opté pour le végétarisme.centaines de feuilles. Et pas n’importe quelles feuilles ; seulement celles qui abritent des pucerons. Mais les fourmis, pourtant réputées pour leur rapacité carnivore, sont avec les pucerons d’une délicatesse à tout épreuve.
C’est à celle qui fera le plus de manières avec ses antennes.
A l’évidence, au contact des pucerons du pommier, les fourmis prédatrices ont opté pour le végétarisme. Les suceurs de sève ne sont pas des proies, mais du bétail qu’il convient de traire, en leur tapotant l’abdomen à petits coups d’antennes, afin d’en extraire le miellat.